16,40
On retrouve ainsi, sous le trait d'Elias, des personnages campés et découpés en accord avec règles du genre : visages balafrés, regard étiré, angles droits, déplacements au dynamisme suraccentué ou, au contraire, posture figée au hiératisme dramatique certain. Mais la froideur glacée habituelle du genre se trouve magnifiée ici par la colorisation d'un Castillo très à l'aise et inventif. Naüja est une belle réussite graphique d'inspiration asiatique, à laquelle il ne manque plus que le développement d'un scénario encore un peu trop ténu pour emporter la conviction qu'on est face à une fresque de haute volée. À suivre donc. --Frédéric Grolleau.